Chartres-Commune : une autre ville est possible

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Finances publiques

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samedi 16 février 2008

Finances

Dépenser autrement l'argent public et en parfaite transparence devant la population.

Faire une pause dans les investissements démesurés engagés par la municipalité sortante.

  • Consacrer l'essentiel de l'investissement à l'entretien du patrimoine collectif
  • Utiliser les dépenses de fonctionnement à reconstituer le lien social dans et entre les quartiers de la ville
  • Réaliser des aménagements qui répondent aux besoins des habitants et faisant suite à de réelles concertations

Considérer l'impôt comme nécessaire pour une vie en société harmonieuse et solidaire et le rendre plus juste.

  • Stabilisation des taux de fiscalité (taxe d'habitation, foncier bâti et non-bâti)
  • Abattement sur la taxe d'habitation pour les revenus modestes
  • Action pour harmoniser la taxe professionnelle à l'échelle du bassin de vie chartrain

Renégocier le contrat de délégation de service public avec la société Q-Park sur la gestion du stationnement souterrain dans l’intérêt des Chartrains et des usagers.

  • Privilégier la régie directe pour la gestion des services publics

Abolir le règlement financier de la communauté d'agglomération Chartres Métropole instauré par la droite qui sacrifie la solidarité intercommunale au profit des communes les plus riches.

  • Contrôler et attribuer les aides publiques aux entreprises selon des critères d'excellence sociale et environnementale, après avis des comités d'entreprise et de l'Inspection du Travail

lundi 4 février 2008

Quelques réflexions sur les finances - épisodes 5

La taxe foncière

La taxe foncière est un impôt local dû tous les ans par le propriétaire d’un bien immobilier. Il existe 3 impôts différents : -la taxe foncière sur les propriétés bâties (Tfpb) -la taxe foncière sur les propriétés non bâties (Tfpnb) -la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom)

Le taux est fixé par la collectivité, donc est différente ici et ailleurs.

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samedi 2 février 2008

Quelques réflexions sur les finances - épisode 4

La taxe d’habitation__ Elle est perçue au profit des collectivités territoriales. Sa base d’imposition est calculée d’après l’évaluation cadastrale des locaux considérés. S’il s’agit de la résidence principale du contribuable, cette base d’imposition est diminuée d’un abattement obligatoire pour charges de familles ; d’un abattement général facultatif dont le taux varie selon les communes : le maximum à Chartres 15% ; d’un abattement facultatif pour les personnes de condition modeste dont le revenu n’excède pas une certaine somme.(Chartres ?)

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mardi 29 janvier 2008

Quelques réflexions sur les finances - épisode 3

Qu’est-ce que la taxe professionnelle ?__

Elle fait partie des impôts directs locaux qui ont succédé aux contributions directes mises en place au lendemain de la Révolution de 1789 (« les quatre vieilles »). Le paysage est certes différent aujourd’hui et la vague décentralisatrice donne une dimension tout à fait particulière au financement des collectivités locales dont le champ de compétences s’est considérablement élargi tandis que, dans le même temps celui de l’Etat rétrécissait. La taxe professionnelle (Tp) représente la principale source fiscale des collectivités locales (près de 25 milliards d’euros de recettes).

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Quelques réflexions sur les finances -épisode 2

A propos de la dette

La France connaît un déficit budgétaire depuis 1974. Ce déficit s’est largement accru à compter du milieu des années 80 et a connu une expansion spectaculaire dès lors que les choix fiscaux opérés au plus haut niveau ont été des choix d’allégement de la contribution des entreprises au financement de la dépense publique et de la solidarité nationale. Ainsi depuis 1985, l’impôt sur les sociétés a été peu à peu ramené de 50% à 33% pour le taux normal tandis que de nombreuses dispositions dérogatoires ont été progressivement ajoutées au cadre législatif de cet impôt. Dans le même ordre d’idée, la taxe professionnelle a connu deux réformes essentielles, l’une consistant à réduire de 16% la base d’imposition, l’autre, à compter de 1999, visant à faire disparaître la part taxable des salaires de cette même base d’imposition. A l’arrivée, la seule baisse du taux de l’impôt sur les sociétés représente, depuis 1985, 230 milliards d’euros de moins-values fiscales pour l’Etat, soit le quart de la dette publique négociable actuelle, et correspond pratiquement à 5 années de déficit budgétaire. Au cœur du débat sur la dépense publique, on notera que les dépenses liées aux exonérations sont passées de 6 milliards de francs en 1992 à près de 26 milliards d’euros en 2005. La seule certitude c’est que les capacités financières des entreprises se sont améliorées.

Quelques réflexions sur les finances -épisode 1

Le sujet est complexe, il y aura donc plusieurs épisodes !

D’abord une idée forte : l’urgence d’une réforme est manifeste. Même si elle ne dépend pas directement de la commune, nous devons y participer, voire expérimenter.

La Constitution française est claire ! L’Etat doit assumer l’égalité des citoyens quel que soit le point du territoire où ils vivent et quelles que soient leurs ressources. Le rôle des pouvoirs publics est donc déterminant . C’est le choix qui a été fait en 1946 avec la création des services publics locaux, des grandes entreprises publiques et l’instauration de la sécurité sociale. Or dans les communes accueillant les familles les plus fragiles, l’aggravation des situations pèse lourd sur les budgets : 60 des salariés, tous secteurs confondus, gagnant moins de 1600 € nets par mois, 47% des familles monoparentales ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. Les transferts opérés depuis la loi relative aux libertés et responsabilités locales pèsent lourdement sur leur budget. Les villes sont face à des dépenses obligatoires pour lesquelles elles n’ont qu’à appliquer des choix décidés par le gouvernement. En clair, elles deviennent de plus en plus les sous-traitantes de l’Etat ! Elles contribuent pourtant à la réduction du déficit public puisqu’elles votent leur budget en équilibre ; de plus la fiscalité locale est restée relativement stable : elle pesait 5,5% en 1997 dans les prélèvements obligatoires, elle est de 5,7% aujourd’hui. A votre réflexion cette déclaration en 1995 de Jean-Pierre Delevoye, alors président de l’Association des maires de France : « La prochaine asphyxie des finances communales a pour principale raison le fait que lorsque l’économie était agricole, la richesse et la fiscalité étaient basées sur le foncier ; lorsque l’économie est devenue industrielle, la richesse était fondée sur le travail et le capital, et la fiscalité aussi. L’économie est devenue principalement aujourd’hui une économie de services et financière. Or, cette sphère est notoirement sous-fiscalisée. » Il y a aujourd’hui 8 fois plus d’argent dans la sphère financière que dans la sphère productive. Les actifs financiers représentent 5 fois le budget de la nation, soit 5000 milliards d’euros. La réforme fiscale serait une façon de réduire le poids de la pression fiscale sur les ménages en les intégrant dans la base de la taxe professionnelle. Un taxation modeste ne ferait que diminuer un peu l’inégalité des entreprises face à l’impôt, notamment à la taxe professionnelle. AB